01 juin 2015

www.fruitsdavenir.com


En cette année 2015, mon activité personnelle devient collective avec l'association  FRUITS D'AVENIR
Le jus de poire est le même, les poires sont toujours les Curé, Cuisse-de-Dame, Belle-Adrienne ou Verte-Longue, toujours récoltées sur les mêmes vieux poiriers délaissés en montagne, entre 700 et 1300 mètres d'altitude, en Pays Dignois.
J'ai créé cette association début 2013 avec deux collègues. C'était une synergie nécessaire pour le développement optimal du projet de réhabilitation des vergers et fruits délaissés que je mène depuis près de 12 ans. Fin 2014 nous sommes 42 adhérents. Nous avons passé convention avec 8 propriétaires de vergers, ce qui nous donne la maîtrise de 250 arbres, qui viennent d'être élagués et taillés dans l'hiver avec l'aide de professionnels. Enfin nous venons d'acquérir le matériel pour fabriquer des jus de fruits à noyau (cerise, abricot, pêche, prune). A suivre donc, dans les mois qui viennent, notre gamme de jus devrait s'étoffer
C'est un plaisir de travailler à plusieurs avec des personnes avec qui je partage des valeurs. C'est aussi une répartition des tâches où chacun trouve sa place naturellement.
En 2014, avec l'atelier mobile de fabrication de jus de fruits, Fruits d'Avenir a fabriqué 40700 litres de jus, pour 113 usagers, dont 5000 litres de jus de poire pour sa propre gamme.  
C'est ce jus que je vous propose aujourd'hui, qui est le même jus de poire que vous connaissez déjà. La DLUO (Date Limite d'Utilisation Optimale) est Octobre 2017. La bouteille de 1L. est de forme différente.
L'étiquette sera, pour ce printemps 2015, mon ancienne étiquette « poire&coing » modifiée avec un logo temporaire « Fruits d'Avenir ».
Je reste votre interlocuteur privilégié, comme par le passé.
A bientôt, au plaisir de vous revoir,
Bien cordialement




Vous trouverez dorénavant toutes les infos sur le site www.fruitsdavenir.com

Vous pouvez également regarder ces vidéos, réalisées en 2014 et 2015:



 

03 mars 2015

Carnets de campagne, sur France Inter



http://www.fruitsdavenir.com/

Merci à Philippe Bertrand d'avoir parlé du JUS DE POIRE DE HAUTE-PROVENCE dans son émission "Carnets de Campagne" ! Et d'avoir (trop) rapidement évoqué l'association "Fruits d'Avenir" dans son annonce de lundi.
Peut-être y-avait-il trop à dire, notre évocation fut donc brève. C'est pourquoi voici, ci-après, le courrier que je lui ai adressé, en un seul exemplaire je l'assure !! Si harcèlement il y a eu, il doit venir des nombreux amateurs du jus des "cuisse-de-dame", "belle-adrienne" ou "verte-longue" qui irrigue le territoire français depuis plus de 11 ans.
En ce qui concerne "Fruits d'Avenir", un site internet digne de ce nom verra prochainement le jour et vous saurez tout tout tout vous saurez tout sur le jujus, le vrai le faux...!


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Bonjour Philippe,
Ceci est un "auto-caftage", pour vous parler de notre association "Fruits d'Avenir", née en janvier 2013, créée par 3 professionnels: deux artisans transformateurs de fruits et un agriculteur-arboriculteur. Son but:
" Œuvrer à la valorisation des ressources agricoles et naturelles du territoire par l'exploitation, la production, la transformation, la commercialisation de ces ressources.
Participer au développement économique local, à la relance d'activités, à la création d'emplois, au maintien des savoir-faire, de la biodiversité, de l'attractivité du paysage."


Le lien entre les membres fondateurs est un intérêt pour les fruits qu'on appelle communément "anciens" ou "de variété ancienne", et l'utilisation qu'ils en font, après récolte avec l'accord des propriétaires, pour les transformer en produits du terroir aux qualités gustatives originales et séduisantes: jus de fruits, compotes, confitures, fruits séchés.

Une enquête menée en 2010 par le CFPPA de Carmejane (EPLEFPA local situé à Le Chaffaut - http://www.digne-carmejane.educagri.fr/ ) est à l'origine de cette rencontre et a permis de recenser plus de 2400 arbres fruitiers anciens (50 à 150 ans) dans le Pays Dignois (27 communes autour de Digne-les-Bains - http://www.paysdignois.fr/ ), représentant un potentiel de production moyen annuel de 130 tonnes de fruits, surtout des poires et pommes, quasiment inutilisés.

Ce constat amène le CFPPA de Carmejane à proposer au Pays Dignois le projet de relance d'activité appelé "Fruits de tradition, territoire d'innovation", avec 3 objectifs: passer des conventions entre propriétaires des arbres et transformateurs des fruits, remettre en état ces arbres, acquérir un atelier mobile de fabrication de jus de fruits via la plate-forme technologique Bioval+.
Ce projet de relance est en cours, démarré en septembre 2013 avec l'arrivée très attendue de l'atelier mobile. Les résultats sont édifiants: 250 arbres conventionnés avec 8 propriétaires, 12000 litres de jus produits en 2013; 40000 litres de jus produits en automne 2014, soit 75 tonnes de fruits apportés par plus de 110 personnes, agriculteurs, particuliers et associations, 18 lieux d'intervention et 48 journées.

C'est également un groupe de travail comprenant un formateur en arboriculture et deux professionnels de l'élagage et taille fruitière qui ont élaboré une fiche technique d'intervention sur les arbres anciens, de manière à trouver un compromis entre faciliter la récolte des fruits et préserver la santé de l'arbre et son avenir, ces variétés pouvant vivre jusqu'à 300 ans pour les poiriers.

La suite de tout cela: l'évolution du statut d'association vers une SCIC, l'installation d'un atelier collectif fixe de transformation de fruits et légumes avec une gamme commune de produits clairement identifiés par une charte de qualité, une commercialisation mutualisée en circuits courts, la création de vergers pédagogiques, l'incitation à la replantation d'arbres de variétés locales, un "festival de taille fruitière", la formation au greffage, le recensement de la biodiversité présente dans ce biotope spécifique que sont les "prés-vergers", la modélisation et l'essaimage de notre démarche en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Et puis rencontrer encore et encore des propriétaires d'arbres délaissés, des maraîchers, des jardiniers, toutes les personnes sensibles à notre action jusqu'à ce que plus aucun fruit ni légume ne soit gaspillé dans notre beau pays!

"Fruits d'Avenir" est passée en 2 ans de 3 à 42 adhérents, dont 10 agriculteurs, 3 artisans, 5 associations et le parc naturel régional du Verdon. Ce sont des démarches individuelles qui se rejoignent autour d'une vision d'avenir enracinée dans l'histoire locale, d'un développement d'activités économiques durables et autonomes, respectueux de l'environnement et des êtres humains.

Il est important de souligner le soutien logistique et financier apporté par les collectivités et institutions à ce projet: le CFPPA de Carmejane qui a porté les 2 dossiers LEADER, le GAL LEADER Pays Dignois pour l'ingénierie, la plate-forme technologique Bioval+ pour l'atelier mobile (contrats de plan état-région), le département des Alpes-de-Haute-Provence, la région Provence Alpes Côte d'Azur et l'Europe pour les financements.

Les anciens avaient planté ces arbres pour assurer un revenu à leurs familles et à leurs descendants. La révolution verte a condamné une grande partie des variétés fruitières et légumières à l'oubli, leur préférant des variétés hybrides modernes et uniformisées. "Fruits d'Avenir" participe à refermer cette "courte" parenthèse de 60 ans d'agriculture trop souvent intensive et polluante, dans une histoire de 8000 ans d'agriculture respectueuse de la nature.

Merci Philippe pour votre émission, merci de donner inlassablement la parole aux colibris que nous sommes!
Bien cordialement
Henry

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Henry Poulain

Trésorier de l'association "Fruits d'Avenir"
Animateur du projet "Fruits de Tradition, Territoire d'innovation"
Producteur de jus de fruits
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Projet GAL-LEADER Pays Dignois porté par le CFPPA de Carmejane - 04510 LE CHAFFAUT
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FRUITS D'AVENIR en pays dignois


JUS DE POIRE DE HAUTE PROVENCE





Venez découvrir un jus de fruit artisanal unique
au goût exceptionnel,
limpide, désaltérant,
issu de variétés anciennes de poires
récoltées en vergers de montagne délaissés :

un vrai "pur jus"


LE JUS


Jus de poire 100% pur jus, sans adjonction de sucre ni colorant ni
conservateur, provenant de variétés anciennes de poires, appelées selon les lieux « poire curé », « verte longue », « belle adrienne » ou « cuisse de dame ». Les poiriers ne sont pas traités. Le jus se conserve 3 ans à partir de la mise en bouteille. Il est pasteurisé. Il se conserve une semaine au réfrigérateur après ouverture. Il est naturellement trouble de la pulpe du fruit.


L'HISTOIRE, LE TERROIR
La vallée de Thoard, située en­tre Digne-les-Bains et Sisteron, s’étale du nord vers le sud de 1200 à 700 mètres d’altitude. Ses poires ont une réputation de qualité depuis plus d’un siècle. Jusqu’à l’industrialisation de l’arboriculture dans les années cinquante, ces fruits étaient expédiés par camion vers les villes de la côte d’Azur ou par train vers Paris. Puis les variétés de fruits importées, calibrées, sans défaut d’aspect, ont habitué le consommateur à des poires standardisées. Les vergers de montagne, situés sur des terrains escarpés, inaccessibles aux machines ou trop éloignés des voies de circulation, ont été laissés à l’abandon. Depuis les années soixante, ces grands poiriers de plein vent font profiter en été de leur ombre généreuse aux brebis qui paissent dessous, en automne des poires aux nombreux sangliers qui s’en régalent. Aujourd’hui, la valorisation par l’extraction du jus est l’embryon d’un renouveau d’une filière « fruits anciens» dans la région.

LA FABRICATION DU JUS

Les poires sont gaulées pour être récoltées avant la maturité optimale pour les consommer « au couteau ».
Cette récolte précoce confère au jus un taux de sucre permettant sa consommation tel quel, sans porter aucunement préjudice aux arômes du fruit. Les poires sont sélectionnées manuellement puis portées à un atelier spécialisé, intégré dans un Centre d’Aide par le Travail pour adultes handicapés (C.A.T.). Là, elles sont lavées, triées, broyées, puis pressées. Le jus obtenu est décanté, pasteurisé enfin mis en bouteilles. Il ne subit pas de collage ni d’adjonction d’aucune sorte. Pour obtenir un litre de jus, 2 à 2,5 kg de fruit sont nécessaires, selon la maturité du fruit et l’année.

LA CONSOMMATION

Le jus de poire se consomme de préférence frais, à toute occasion. L’ouverture de la bouteille un moment avant la consommation donne toute leur ampleur aux arômes de fruit. Le dépôt occasionné par la pulpe est parfaitement naturel, il suffit de secouer doucement la bouteille avant ouverture pour retrouver l’homogénéité originale.


LES PROJETS



Le projet de réhabilitation de ces vergers délaissés et de la création d'un atelier collectif de transformation des fruits démarre en septembre 2013 avec le CFPPA de Carmejane. Il permettra à la fois de conserver les arbres existants, de les entretenir et de replanter de sujets jeunes pour assurer la pérennité de la production.
Cette initiative est loin d’être isolée. En Ariège et Haute-Garonne, l’association RENOVA inventorie le patrimoine fruitier local une dizaine d’années, coordonne un réseau de correspondants, pépiniéristes, producteurs et incite à la replantation de jeunes arbres de toutes variétés anciennes de fruits, dont chacune possède une aptitude particulière à la transformation.
L’association FRUITS OUBLIES effectue un travail similaire dans le Gard. LES CROQUEURS DE POMMES regroupent un nombre considérable de particuliers depuis plusieurs dizaines d’années et proposent des échanges de greffons.
Par ailleurs, le Centre de Pomologie CHRISTIAN CATOIRE d'Alès (Pomologie : du latin pomum, signifiant fruit. Etude de l’ensemble des fruits comestibles), gère un conservatoire documentaire sur les variétés fruitières et participe à nombre de marchés et manifestations relatives aux fruits anciens, aux variétés rustiques ou à la biodiversité en proposant une aide à l’identification des fruits.
Le conservatoire botanique de GAP-CHARANCE possède, entre autres espèces, plus de 700 variétés de poiriers. Un mouvement de fond existe, un travail de sensibilisation se réalise petit à petit, correspondant à une demande de nos concitoyens allant s’accroissant de qualité sanitaire et gustative des produits alimentaires, d’interrogation sur les modes de culture.
Les poires du Pays Dignois ont un avenir, l’homme a retrouvé sa mémoire.

CONTACT : jusdepoire@ANTI-SPAM à enleverhenrypoulain.com



Vous pouvez me trouver dans les magasins suivants :
  • EPISOL-DIGNA épicerie associative à Digne-les-Bains (04)
  • Artisans du Monde à Digne-les-Bains (04)
  • Station-service AVIA à Mallemoisson (04)
  • Épicerie de Thoard (04)
  • CHARCUTERIE DE THOARD (04)
  • Épicerie de La Javie (04)
  • MARJOLAINE alimentation bio à Digne-les-Bains (04)
  • LA CAVE DES SIEYES à Digne-les-Bains (04)
  • LA CAVE DE REGUSSE à Digne-les-Bains (04)
  • LA TORREFACTION salon de thés et cafés à Digne-les-Bains (04)
  • La Belle Verte épicerie itinérante en 04
  • Café Associatif l'ECOLOCO à Forcalquier (04)
  • MOUANSOISE DE COMMERCE EQUITABLE à Mouans-Sartoux (06)
  • L’Épicerie Paysanne de Quartier à Marseille (13001)
  • LABELETHIQUE à Marseille (13009) 50 rue Floralia
  • LA CASE A PALABRES à Salon de Provence (13) 44 rue Pontis
  • LA BOITE à FRUITS à Gargas (84)
  • LA MAISON ALTERNATIVE ET SOLIDAIRE à Avignon (84)
  • COOPAPARIS à Paris (75018) 38 rue Myrha
  • Coopérative ATANKA à Montreuil (93100) 54 rue Marceau
  • Café Littéraire LE PETIT NEY à Paris (75018) 10 av. Porte de Montmartre
Je fournis des AMAP dans les Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, en Côte d'Or, à Paris et Île-de-France. Chaque été, plusieurs centaines de bouteilles remontent du Canal du Midi à Paris en péniche, en transport "militant" pour réhabiliter le transport fluvial et abreuver nos amis parisiens. Je participe également aux ventes de "La Ruche qui dit Oui" en région PACA.
La rencontre humaine a une valeur irremplaçable à mes yeux : je privilégie la vente directe et suis à la recherche de contacts avec d'autres AMAP ou regroupements de consommateurs équivalents.

Les frais de transport étant élevés par rapport au prix du jus, jusque-là je n'ai pas fait d'expéditions autrement que groupées (1200 bouteilles minimum). En revanche, le regroupement de commandes sur un lieu est important et me permet d'organiser au mieux des livraisons, cumulées à d'autres déplacements. Par ailleurs un réseau d'amis me prêtent à l'occasion leurs coffres de voiture lors de leurs pérégrinations : c'est une forme de covoiturage qui fonctionne bien.