20 janvier 2008

BESOIN DE VOTRE AIDE !

j'ai besoin de votre aide.
ce courrier pour vous faire part de là où j'en suis aujourd'hui avec le jus de poire, une difficulté passagère et puis mes projets.

Ce beau début d'automne est l'occasion de reprendre contact avec vous qui connaissez mon jus de poire de Haute Provence, issu de vergers de montagne délaissés, non traités. Je veux vous dire là où j'en suis aujourd'hui de mon activité et vous faire part de mes projets.

Depuis septembre 2003, j'ai beaucoup appris, tant dans le domaine de l'arboriculture fruitière qu'au niveau du commerce des produits dits « de terroir ». Par choix personnel et éthique, je privilégie la vente directe, sur les marchés et foires, ou en regroupement de consommateurs. La rencontre humaine a une valeur irremplaçable à mes yeux. Je travaille également avec quelques revendeurs indépendants motivés. Les ventes ont bien progressé, surtout auprès d'une clientèle locale. Les réseaux plus éloignés se sont affaiblis: manque de contact de ma part, lassitude du produit? Vous me direz.

Je suis cette année confronté à une situation délicate. J'ai le besoin urgent d'écouler mon stock de jus d'environ 10000 litres pour financer la fabrication de cette année. J'ai besoin de votre aide, un coup de pouce pour passer ce cap et démarrer sereinement la production 2007 en jus de poire et jus de poire-coing. Outre la consommation régulière, le jus de poire peut aussi être un cadeau ou un apéritif sans alcool pour petites ou grandes occasions, fêtes de fin d'année, « pots » associatifs ou au travail. Ce courrier, multiplié par vos réseaux, sera lu par près de 500 familles. C'est réalisable.

Vous aimez ce jus, vous pensez que la lutte contre le gaspillage de ressources naturelles est utile, vous êtes sensibles à la notion de commerce équitable et d'agriculture paysanne. Vous pouvez m'aider aujourd'hui.

Je ne vais pas m'arrêter là. Je prépare actuellement un projet d'envergure dans le Pays Dignois. Je l'ai en tête depuis quelques années, mais auparavant j'ai eu besoin de me coltiner cette réalité du terrain. Je souhaite mettre en place une action de sauvegarde, restauration et valorisation des vergers délaissés sur ce territoire. J'en connais une partie, là où je récolte les poires. Mais il y en a quantité d'autres.

L'objectif est multiple. En premier lieu, péréniser mon activité et la déployer. Le potentiel est très important et la possibilité de créer ou soutenir d'autres emplois est réelle, avec l'élagage et la taille des arbres, la remise en état des terrains, des murets de soutènement des terrasses et des chemins d'accès, la transformation des fruits en d'autres produits, poiré, confitures, chutneys, compotes, fruits secs, enfin la commercialisation.

Outre cette facette économique nécessaire, c'est une action pour préserver la biodiversité végétale, en freinant l'arrachage d'arbres qui pourraient produire encore pendant des dizaines d'années (le poirier peut vivre jusqu'à 300 ans et l'âge des vergers de montagne dans notre région va de 50 à 150 ans...), en replantant d'autres variétés, en voie de disparition parce qu'on a perdu l'usage spécifique de leurs fruits, préserver aussi la biodiversité animale en conservant l'habitat d'animaux protégés, comme la chouette chevêche ou la chauve-souris.

Ensuite il s'agit de retrouver les savoir-faire oubliés, pour l'utilisation et la conservation de ces variétés de fruits. Enfin il y a la préservation d'un paysage rural façonné par l'activité de l'homme, paysage qui contribue pour beaucoup à l'attrait touristique de nos vallées. La réalisation de ce projet, c'est aussi la réhabilitation de l'histoire récente de la vie quotidienne locale, au travers d'évènements culturels et d'interventions pédagogiques.

Aujourd'hui c'est parce qu'il y a tout cela à faire que je veux continuer, c'est un projet qui me tient à coeur. Depuis quelques années, des initiatives similaires sont en cours de réalisation en Auvergne, en Midi-Pyrénées, au Luxembourg. Il existe bel et bien une prise de conscience et un mouvement de fond qui portent ces idées.

Maintenant, un petit memento d'aide à la décision :

10000 litres, soit 1700 cartons, peuvent se décliner en 340 familles qui prennent chacune 5 cartons de jus, soit 30 litres.

30 litres peuvent se décliner en 1 litre par semaine pendant 20 semaines, un apéritif par mois pendant 4 mois et 6 litres pour fêter la fin de l'année sans alcool. J'allais oublier: chaud, avec des épices, c'est aussi du tonnerre! Cette boisson, alternative au vin chaud, a eu grand succès l'hiver dernier sur les marchés. Bon, j'arrête, on dirait une ordonnance ! À ce rythme très biologique, vous serez en rupture de stock avant le printemps et en pleine forme !

Pour les livraisons éloignées, on s'organisera, comme à l'accoutumée, au fil des déplacements des habitués, pour les grosses quantités j'organiserai des vacances dans votre région ! Regroupez-vous !

Pour les réglements, adressez-les à : « Plaine Silve – 04380 THOARD »

N'hésitez pas à me contacter si vous voulez des précisions. Le jus de poire-coing, tant attendu par ceux qui ont déjà goûté celui de l'an passé, verra le jour, si tout va bien, courant novembre.

Vous remerciant de m'avoir lu jusque là, je vous transmets toute mon amitié.

A bientôt le plaisir d'avoir de vos nouvelles, mieux, de vous revoir,

Henry


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